Le Bosquet Sacré
Nous sommes les gardiens des forets de Nemeton
"De sacris sylvis quae nimidas vocant"
« Nimaud » , dérivé celtique de "Nemeton" , enceinte renfermant une eau sacré ou bosquet sacre est le cœur battant de la Forêt des Enfants Sauvages. Un souvenir parvenue jusqu'à nous des rites païens célébrer jadis dans le bois sacré qui donna son nom au village de Nismes.
Ce lieu s’enracine dans une mémoire millénaire, marqué par son Mégalithe ou bien avant nos cartes et nos lois, les Celtes désignaient les clairières remarquables.
Aujourd’hui, Le Bosquet Sacré des Enfants Sauvages s’élève en espace de vigilance, de protection, et de résistance. On y entre avec respect. C’est notre lieu de transmission à celles et ceux qui souhaitent défendre les forêts, honorer l'esprit du temps qui passe et réconcilier les mondes.
Nous proposons des promenade guidée comme une invitation à ralentir. Observer, écouter, toucher, s’émerveiller… une marche simple dans notre Bois du Mousty. et d'apprentissage collectif


Notre Histoire
Jadis les Nutons, habitaient paisiblement nos foret puis vint l'expansion romaine suivi celle de l'église. Dans nos villages, Des femmes ont été accusées de sorcellerie, traquées pour avoir osé savoir, soigner, protéger.
Le Bosquet garde leur souvenir, non comme un massacre, mais comme une flamme de vie. Ici, les macrales marchent encore, non plus traquées, mais honorées. N’est ce pas Jeanne Danis brulé vive sur le bûcher de la place du village et à présent gardienne de nos prairies sauvages.
L’histoire du Bosquet est marquée par de multiples invasions ,guerrières , religieuses, l'exploitation du maitre des forges, la famille Licot. Historiquement, Nismes était une région d'extraction du fer. Les habitants récupéraient les mâchefers des anciennes fonderies, appelés localement « crayats ».
Plus tard, durant le règne de Léopold II , on nous mobilsa pour revendre nos minerais aux usines métallurgiques, notamment celles de Charleroi. L'exploitation du fer de la région comme ailleurs, illustre l’appropriation des ressources naturelles au service du capitalisme industriel naissant.
Tandis que le Congo était mis à feu et à sang pour nourrir l’appétit des grands capitalistes devenus marchand de morts. Les forêts du Viroin étaient colonisées et privatisées pour y façonner des sabots, simples ou cloutés, expédiés vers les comptoirs coloniaux via la gare de Roly.
Te voila Agathon Danis sur les routes boisées vers Marseille pour un aller retour plus prometteur que ceux de la soumission royal.
Puis vint une première fois la grande guerre , les fermes ont brulé. Et puis une seconde ou les botte d’Adolph ont traversé nos forêts. En juin 1940 , il établit son quartier général, connu sous le nom de "Wolfsschlucht" ou "Ravin du Loup" à Bruly de Pesches. Ce choix stratégique a profondément marqué la région, la plaçant au centre des opérations militaires de l'époque et initiant la naissance des maquisards.
Plus récemment, en 1978, la vallée de l'Eau Noire a été le théâtre d'une mobilisation citoyenne remarquable. Face au projet gouvernemental de construction d'un immense barrage menaçant d'engloutir la vallée et ses écosystèmes, les habitants de Couvin se sont unis dans une résistance acharnée et ingénieuse. Durant neuf mois, ils ont organisé des actions pour faire entendre leur voix par la première radio libre de Belgique, "Radio Eau Noire" .
Et pourtant malgré toutes ces batailles, nous avons perdu' l'autonomie sur nos vies , nos moyens de productions ont disparu, une autoroute a éventre la foret .
Aujourd’hui, les écosystemes sont en danger —nous sommes en danger - non pas seulement par la chimie, le feu, le climat ou la tronçonneuse, mais par un empire de décisions prises loin des arbres. Le règne des décideurs, enfermés dans des bureaux aseptisé, impose des choix sur des territoires qu’ils ne foulent jamais.


Et pendant ce temps, le rugissement des voitures, la rumeur de l’autoroute, grignotent le silence du brouhaha du bois,. Leur bordel troublent l’intimité des clairières. La forêt devient décor, terrain de jeu ou ressource à exploiter — tout sauf un monde vivant à aimer.
Mais nous sommes la et le bosquet sacre veille, immobile et vibrant dans les replis secrets du Bois du Mousty, près a rendre a sa commune sa souveraineté sur son territoire et de faire redescendre le pouvoir aux citoyens communard.
Et loin, plus loin encore, plus profondément, dans les failles du schistes coule la bataille invisible de l’Eau Noire – celle de notre rivière souterraine qui traverse la roche et la mémoire.
Elle serpente sous la Forêt Sauvage, charrie des légendes, des voix anciennes, des chants de guérison. C’est elle qui relie les époques, les mythes et les luttes, une rivière mêlées des danses d’ombre et de lumière .
Aujourd’hui, Le bosquet sacre des enfants sauvages s’élève en espace de vigilance, de protection et de résistance. On y entre avec respect. C’est notre lieu de transmission à celles et ceux qui souhaitent défendre les forêts, honorer les esprits, et réconcilier les mondes.
Nous sommes les gardiens des forets de Nemeton
